En coupant le cordon avec la royauté Britannique pour devenir une république l’an prochain, la Barbade, petite île des Antilles, veut prendre ses distances avec son passé colonial.

« Il est temps de faire une croix sur notre passé colonial. C’est une déclaration ultime de confiance en notre identité nationale », a déclaré le gouverneur-général Sandra Mason, lors du discours du Trône annonçant le passage à la république.

En plus de l’élection d’un président de la république, la Cour de justice de l’île qui siège à Londres va être transférée à Bridgetown, la capitale de ce pays de 287 000 habitants.

La reine Elizabeth a accueilli la décision de la Barbade avec sérénité, le pays ayant décidé de rester membre du Commonwealth dont elle est la présidente.

Cette décision s’inscrit dans un mouvement général d’émancipation des anciennes colonies britanniques des Antilles.

Trinité-et-Tobago, la Dominique et la Guyane britannique s’étaient déjà affranchies de la tutelle de la Couronne en devenant des républiques. 

La Jamaïque veut organiser un référendum sur la question.

Néanmoins, à ce jour, la reine reste chef d’État de seize pays dans le monde.