« Nous prenons l’engagement devant vous de ne ménager aucun effort dans la mise en œuvre de l’ensemble des résolutions dans l’intérêt exclusif du peuple malien », a déclaré le chef de la junte militaire malienne, le colonel Assimi Goïta.

La junte qui a renversé le 18 août dernier le président Ibrahim Boubacar Keïta, est sous pression de la CEDEAO, et de la communauté internationale.

Après avoir dévoilé samedi un plan de restauration du pouvoir aux civils, la junte s’est engagée à une transition dans un délai de 18 mois.

Des experts désignés par les nouveaux dirigeants de pays ont adopté une « charte » de transition au terme de trois jours de discussions à Bamako entre personnalités politiques, de la société civile et militaires.

La France, principal allié du Mali contre les jihadistes avec plus de 5.000 soldats déployés dans le pays, pousse à avancer vite sur la voie d’un retour à un régime civil.

Les partisans d’une transition longue confiée aux militaires arguent eux du temps et de l’autorité nécessaires pour redresser un pays au bord du gouffre.

Les autres invoquent au contraire le risque d’une instabilité encore accrue dans un Sahel déjà occupé par les groupes jihadistes.

Qu’elle tendance l’emportera?

Seul l’avenir nous le dira.