L’ascension est fulgurante, mais elle n’est pas de cet avis. “Moi, je n’ai pas l’impression que ce soit rapide. De l’extérieur, j’imagine que ça le paraît”, confie la jeune femme. “Mais j’ai conscience de tout le travail que j’ai fourni. De mon point de vue, j’ai la sensation que ça a été plutôt long.”

Naomie Osaka trône désormais sur le tennis féminin à 21 ans seulement.
Pour gagner samedi l’Open d’Australie, son second titre majeur consécutif quatre mois après l’US Open gagné face à la légende Serena Williams, cette athlète s’est une nouvelle fois appuyée sur sa puissance de frappe et une capacité à se sublimer dans les grands événements.

Née le 16 octobre 1997 dans la ville d’Osaka, elle a quitté à l’âge de 3 ans le Japon. Emigrée à New York avec son père, originaire d’Haïti, sa mère japonaise,elle réside aux Etats-Unis, à Fort Lauderdale (Floride), et possède la double nationalité nippo-américaine.

Sans le vouloir, Naomie devient au Japon le symbole de la lutte pour les “hafu” (de l’anglais “half” ou moitié), ces enfants issus de mariages mixtes, qui pâtissent toujours de vifs préjugés raciaux comme l’illustre l’histoire de ses parents, dont l’union a été difficilement acceptée par la famille de sa mèr